- Alcool et grossesse
D. SUBTIL, P. DEHAENE, M. KAMINSKI, G. CRÉPIN
EMC 1994 - 5-048-M-20
Les effets tératogènes de l'alcool sont maintenants bien documentés à partir de séries impressionnantes de travaux épidémiologiques ou de recherches expérimentales sur l'animal. Les études cliniques ont pendant longtemps suscité un certain septicisme, si bien que les conséquences à court et à long terme sont parfois mésestimées. De ce fait, la prévention qui a montré son efficacité à partir d'initiatives isolées n'est pas encore systématique.
- Embryofoetopathies alcooliques : quelles séquelles?
P. DEHAENE
Sciences Cognitives / Médecine & Enfance, octobre 2004 page 477 - 484
Des centaines d’observations cliniques d’enfants agressés par l’alcool in utero ont été publiées aussi bien en France qu’à l’étranger après la publication des pédiatres et psychologues de Seattle en 1973 à propos d’une nouvelle embryofoetopathie. En fait, cette pathologie avait été découverte quelques années auparavant par Paul Lemoine, de Nantes (1968), mais non reconnue parce qu’à l’époque l’alcool n’était pas considéré comme tératogène [1, 2]. Actuellement, les recherches ont pour but de préciser les conséquences neuro-anatomiques et neurofonctionnelles immédiates ou tardives de ce puissant neurotoxique qu’est l’éthanol.
- Alcool et grossesse
E. SEROR, E. CHAPELON, M. BUE, H. GARNIER-LENGLINE, C. LEBEAUX-LEGRAS, A. LOUDENOT, C. LEJEUNE
Archives de Pédiatrie 2009;16:1364-1373
L'alcool pendant la grossesse est un problème majeur de santé publique. Il représente la première cause de déficit intellectuel d'origine non génétique dans les pays occidentaux. Le syndrome d'alcoolisation foetale (SAF) est principalement caractérisé par un retard de croissance pré et postnatal, des troubles neurocognitifs et une dysmorphie faciale. Il menace le pronostic intellectuel et comportemental de l'enfant à long terme. Des outils de prévention primaire et secondaire existent et passent par une meilleure information des professionnels de santé, pour une prise en charge optimale des patientes à risque avant, pendant et après la grossesse, ce qui devrait permettre de constater une diminution de l'incidence du SAF dans les années à venir.
- Le Syndrome d’Alcoolisation Foetale
Serge DALLA PIAZZA & Bernard DAN
Handicaps & Deficiences de l’enfant”, Ed DE BOECK : Université (2001) 357-371
- Syndrome d’alcoolisation foetale
C. LEJEUNE
Syndrome d’alcoolisation foetale, Devenir 2001/4, Volume 14, p. 77-94.
L’alcool est clairement, de tous les produits d’addiction, le plus dangereux
pour le foetus, le seul susceptible d’être responsable d’un tableau plus ou moins complet d’embryofoetopathie toxique et de troubles
graves et définitifs du développement cognitif, du comportement et de
la socialisation. Cette notion reste encore actuellement trop peu connue
du grand public et même des professionnels de la périnatalité. La formation de ces professionnels doit être améliorée sur les stratégies de repérage et de prise en charge.Dans la mesure où il n’est pas possible de définir une dose seuil d’alcool
absolument sans danger, tous les efforts doivent porter vers une
réduction drastique des consommations et idéalement vers l’abstinence,
le plus tôt possible pendant la grossesse et, si possible, avant la conception.
Une femme qui a donné naissance à un enfant porteur d’un SAF
peut, si elle cesse de boire, donner naissance ensuite à un enfant normal.
La réalisation de cet objectif se heurte malheureusement aux très
grandes difficultés du travail psychosocial auprès de ces familles et à un
manque actuel de structures spécialisées de prise en charge familiale.

