- Prévention de l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation foetale à La Réunion
D. Lamblin, T. Maillard, C. Provost, M. Ricquebourg
Archives de Pédiatrie 2008;15:p513-p515
Conclusion : En 5 ans, l’esprit du travail en réseau de Santé commence à prendre sens.
La prise de conscience collective vis-à-vis de cette problématique associée à une nouvelle approche communautaire de proximité donne des effets bénéfi ques pour cette population trop longtemps en marge de notre système de santé.
Le dépistage plus précoce des femmes à risque au cours de la grossesse et même parfois en amont permet de garantir le devenir des enfants.
Les formes graves de SAF aux coûts considérables disparaissent.
Le « coeur de réseau » nouveau concept de coordination est de plus en plus utilisé tant par les professionnels que par les familles. Il les allie, leur redonne confi ance et met en cohérence toutes les compétences nécessaires pour vaincre cette problématique si complexe dans ses causes et ses conséquences.
Remerciements :
Ces résultats n’auraient pas été possibles sans le soutien des institutions Réunionnaises qui ont doté REUNISAF de leur confiance.
- Vie familiale des enfants porteurs du syndrome d’alcoolisation fœtale
TOUTAIN S, LEJEUNE C
Alcoologie et Addictologie 2008 ; 30 : 137-46.
Objectifs. Les nouveau-nés de mères consommatrices excessives d’alcool constituent une population à gestion difficile en période périnatale. Ce travail a pour objectif d’étudier les effets des décisions médicales, sociales et/ou judiciaires prises lors de leur sortie du service de néonatologie sur le parcours familial de 28 nouveau-nés porteurs du syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) ou de ses effets atténués (Effets de l’Alcool sur le Fœtus – EAF).Matériels et Méthode. Le repérage des dossiers pédiatriques des enfants porteurs du syndrome d’alcoolisation fœtale ou de ses effets atténués, nés entre 1995 et 2003, a été réalisé à partir de la base de données du service de néonatologie d’un hôpital de la région parisienne. Une analyse rétrospective de ces dossiers a été ensuite mise en oeuvre par comparaison de différents critères concernant les 28 nouveau-nés repérés porteurs de ce syndrome. Les dossiers obstétricaux des mères ont également été analysés, quand ils étaient disponibles. Afin de reconstituer le parcours de ces enfants après leur sortie du service de néonatalogie, nous avons mené une enquête au moyen de questionnaires ou d’entretiens téléphoniques auprès des médecins traitants ou d’institutions de placement.
Résultats. Les 28 mères d’enfants porteurs de ce syndrome vivent dans des conditions économiques très difficiles, souffrent de problèmes de santé, cohabitent elles-mêmes avec des consommateurs excessifs d’alcool. Généralement issus de familles « à problèmes », ces enfants vivent dans une relative instabilité familiale. Elle engendre pour 18% des nouveau-nés des placements primaires dans une pouponnière médicale ou sociale dès la sortie du service de néonatologie. Par la suite, la dégradation de la situation conjugale de ces mères et le refus d’une prise en charge socio-médicale par les parents conduit souvent à des placements secondaires dans des familles d’accueil.
Conclusion Cette étude amène à une réflexion sur la prise en charge familiale actuelle des enfants porteurs du syndrome d’alcoolisation fœtale ou de ses formes atténuées.
- Conséquences, pour l’enfant à naître, du maintien de la consommation d’alcool pendant la grossesse
TOUTAIN S, SIMMAT-DURAND L, VELLUT N, GENEST L, CRENN-HEBERT C, SIMONPOLI AM, MIOSSEC E, LEJEUNE C.
Arch Pédiatr 2010 Volume 17, Issue 9, Pages 1259-1388
Objectif : Présenter les conséquences immédiates ou à long terme pour le nouveau-né du maintien de la consommation d’alcool pendant la grossesse parmi des femmes consommatrices de substances psychoactives.
Méthodes : Une cohorte rétrospective a été reconstituée par le repérage des enfants exposés in utero à une ou plusieurs substances psychoactives licites ou illicites, nés ou hospitalisés entre 1999 et 2008 dans un hôpital de la région parisienne. Sur les 170 nouveau-nés de mères de cette cohorte, 56 avaient une mère consommatrice inchangée d’alcool pendant toute sa grossesse, 30 avaient une mère dont la consommation s’était réduite, et 84 avaient une mère s’étant déclaré abstinente à l’alcool.
Résultats : Les nouveau-nés de mères consommatrices inchangées d’alcool pendant la grossesse étaient davantage prématurés (30 %) et hospitalisés dans le service de néonatologie (60,7 %) auxquels il avait fallu apporter des soins spécifiques pour des durées significativement plus longues que les autres enfants exposés in utero aux autres substances psychoactives (p < 0,005). Ils étaient plus souvent porteurs des effets de l’alcoolisation fœtale (18 %) et placés en famille d’accueil (18 %).

