Chaque année, en France, naissent 7000 enfants fragilisés (1% des naissances) par les effets de l’alcool sur le fœtus, dont près de 700 atteints de la forme grave, le SAF, syndrome d’alcoolisation fœtale, (1 à 2 pour mille naissances). En comparaison, c'est 350 enfants porteurs de trisomie 21 qui naissent en France chaque année.
La toxicité de l’alcool sur le fœtus se traduit dans sa forme grave par le Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF) comportant :
- un retard de croissance
- des malformations
- surtout une atteinte cérébrale s’exprimant par des troubles cognitifs majeurs et des troubles comportementaux.
Le plus souvent, cependant, les Effets de l’Alcool sur le fœtus sont moins sévères, mais l’atteinte cérébrale se traduit néanmoins par :
- des altérations du développement
- des difficultés des apprentissages scolaires
- des troubles du caractère
- des troubles du comportement générateurs de conduites d’exclusion sociale
Les difficultés s’exprimant souvent plusieurs années après la naissance, sont rarement corrélées avec l’alcoolisation de la maman durant sa grossesse.
L’exposition prénatale à l’alcool représente un facteur de risque pour le bébé à naître à tous les stades de la grossesse et, notamment à son début, risque qui est commun à toutes les variétés de boissons alcooliques (rhum, bière, vin, spiritueux, cidre …) et qui existe même lors des consommations ponctuelles.
L’appréhension de cette réalité le plus souvent pauci-symptomatique nécessite un rapprochement et une coordination de l’ensemble des professionnels œuvrant à l’accompagnement du développement de l’enfant, dès avant sa naissance jusqu’à l’âge adulte.

